Depuis plus de 50 ans, la Chambre d’Agriculture de l’Ardèche (une des trois Chambres Consulaires) a pour mission la représentation, l’information, la formation et l’accompagnement des projets de l’ensemble des agriculteurs du département.
La Chambre d’Agriculture développe depuis 2006 des compétences et des actions relatives à l’énergie dans les exploitations ardéchoises : elle encourage ainsi la maîtrise de l’énergie (sobriété et efficacité dans la consommation des « intrants ») et l’utilisation raisonnée des énergies renouvelables dans les activités agricoles. Cette démarche se construit dans le cadre d’une approche globale d’une agriculture durable.
La Chambre d’Agriculture intervient également auprès des collectivités et des partenaires départementaux pour valoriser le rôle multifonctionnel et les externalités positives de l’agriculture locale :
un des principaux secteurs économiques de l’Ardèche
maillon essentiel du milieu rural
production d’aliments de qualité (utilisation première de la « biomasse » agricole)
préservation d’un patrimoine traditionnel et de paysages emblématiques
entretien de l’espace et maintien de l’ouverture des milieux
facteur de biodiversité, potentiel important de production d’énergies renouvelables, etc.
La Chambre d’Agriculture fait par ailleurs partie intégrante de réseaux régionaux et nationaux sur la thématique « Agriculture et Énergie » (ex : « Pôle Biomasse et Énergies de Rhône-Alpes »).
Nicolas BEILLON, animateur projets « Énergie », Chambre d’Agriculture de l’Ardèche :
4, Avenue de l’Europe Unie - BP 114
07001 PRIVAS Cedex
Tél. : 04 75 20 28 00 / Fax : 04 75 20 28 01
Courriel : nicolas.beillon@ardeche.chambagri.frSites internet :
Portail d’informations et de services des Chambres d’Agriculture de Rhône-Alpes : http://rhone-alpes.synagri.com
Pôle Biomasse et Énergies de Rhône-Alpes : http://polebiomasseenergie.fr
Le Conseil général a adopté pour la période 2008-2010 un plan départemental Energie. Celui-ci fixe comme objectifs de faire de la collectivité départementale un exemple pour la construction et la gestion de son patrimoine bâti (collèges, bâtiments administratifs, Centres médico-social, bâtiments techniques des routes, …), d’inciter ses partenaires à s’engager dans la même démarche, de sensibiliser les Ardéchois et le public des collèges. Il comprend 19 engagements (pour un coût estimé à 1,5 M€) et permet des interventions en matière de :
lutte contre la précarité énergétique,
mise en place d’un soutien visant à une meilleure prise en compte de l’aspect énergie dans les maisons de retraite,
sensibilisation de ses agents au travers d’une formation dédiée à la prise en compte de l’environnement dans les pratiques de travail.
Ce plan énergie s’achèvera fin 2010 : il devrait se poursuivre au travers d’un Plan Climat Energie Territoire comme l’a prévu la loi du 13 juillet 2010 dite loi « Grenelle 2 ».
Martine PATUREL 04 75 66 75 45 mpaturel@ardeche.fr
La DDT propose son assistance aux développeurs et collectivités locales souhaitant initier un projet de production décentralisée d’électricité, en énergies renouvelables, principalement éolien et photovoltaïque.
Pour cela, la DDT s’appuie sur le pôle de compétence départemental des ENR, dont elle assure l’animation, et qui rassemble les services de l’Etat participant à l’instruction des demandes de permis de construire des projets.
La DDT
assure un conseil pour les démarches administratives applicables à chaque type de projet (parc éolien ou solaire, zone de développement éolien (ZDE), schémas locaux de développement des ENR)
propose un porter à connaissance des différentes servitudes et sensibilités connues sur le territoire faisant l’objet de prospection ou de réflexion
analyse les projets en amont avec les élus et les développeurs pour en évaluer la faisabilitéassure la coordination avec les autres services de l’Etat dans le cadre du pôle de compétence des ENR
pilote l’instruction des demandes de permis de construire des projets éoliens et photovoltaïques, en collaboration avec les autres services de l’Etat instructeurs et propose une décision à la signature du Préfet
participe à l’instruction des demandes de création des ZDE
Ses principales missions sont la défense individuelle et collective des entreprises, la promotion et la représentation des métiers de l’artisanat du Bâtiment devant les instances de concertation et de décision. La CAPEB Ardèche est là pour conseiller, aider, assister les entreprises artisanales du bâtiment.
FIBOIS regroupe des entreprises de l’ensemble de la filière bois Ardèche et Drôme. Ses membres sont répartis en cinq collèges représentatifs : forêt et sylviculture, première transformation, deuxième transformation, prescripteurs et négoce de bois et de matériel, animation. Le conseil d’administration d’une trentaine de professionnels est présidé par Monsieur Jean-Marie CAILLET menuisier, à Clérieux (26).
La vocation de FIBOIS est la promotion et l’animation de la filière bois locale. Elle regroupe et met les informations concernant la filière et les savoir faire à la disposition des professionnels.
Priorités d’action de l’interprofession : réinscrire le bois au catalogue des matériaux et des énergies modernes, développer les marchés pour mobiliser plus de ressource, innover dans le sens du développement économique et de l’aménagement du territoire.
Aujourd’hui, rejoignant les politiques nationales et régionales, l’objectif de FIBOIS est de développer l’usage du bois sous toutes ses formes afin de renforcer et de créer des marchés qui permettront de dynamiser l’activité de la filière bois.
Pour atteindre cet objectif, 3 axes majeurs sont développés :
la promotion de l’utilisation du bois dans la construction
la promotion et la structuration de la filière d’approvisionnement en bois énergie
le développement de l’utilisation des essences locales (pin noir, pin sylvestre, douglas, châtaignier, …)
Pour conduire ces actions, une équipe de trois permanents sont à votre disposition :
Boris BOUCHER : Directeur
Matthieu PETIT : Chargé de mission Bois Energie
Clara GIBERT : Animatrice Filière Bois du Pays Ardèche Méridionale
FIBOIS Ardèche Drôme
Ineed Rovaltain TGV
1, rue Marc SEGUIN
BP 11159 Alixan
26958 VALENCE CEDEX 09
Tél : 04.75.25.97.05 / Fax : 04.75.25.97.06
E-mail : contact@fibois.comEt vous pouvez retrouver FIBOIS et l’actualité de la filière sur le site Internet www.FIBOIS.com
En plus de répondre à la stratégie énergétique et climatique du Parc et de comporter un aspect collectif, les projets initiés, accompagnés ou soutenus par le syndicat mixte de gestion du PNR doivent intégrer les autres enjeux de son territoire (respect de la biodiversité et des patrimoines, maintien et renforcement de l’économie locale, lien social,…).
Le Parc n’a pas pour seul rôle l’accompagnement de projets, il intervient aussi à d’autres niveaux :
Il favorise la connaissance du territoire à travers des études spécifiques. Par exemple, un cahier technique accompagné d’un colloque sur le thème « bilan et perspective du bois énergie » a été réalisé en 2004.
Il propose des outils de sensibilisation, notamment à travers la maison du Parc et sa chaufferie 100% bois.
La politique énergétique et climatique du Parc prend également forme à travers des projets expérimentaux et/ou exemplaires, des processus de concertation, la mise en réseau des acteurs, des journées de sensibilisation et de formation, l’édition de guides spécifiques au territoire…
Plus largement, le syndicat mixte de gestion du PNR élabore la stratégie territoriale en matière d’énergie et de climat pour le territoire des Monts d’Ardèche en concertation avec ses partenaires. Le Parc coordonne les acteurs intervenant dans ce domaine particulier sur le territoire (Contrat de développement durable Rhône-Alpes, communautés de communes, communes, associations, ...) .
Le syndicat mixte de gestion du Parc Naturel Régional des Monts d’Ardèche est garant du projet de territoire du Parc naturel régional des Monts d’Ardèche, transcrit à travers sa charte. L’équipe technique du Parc a pour mission générale la mise en œuvre de cette charte. Elle favorise l’adhésion et l’implication de l’ensemble des acteurs au projet de territoire.
Pascaline Roux, Chargée de mission Energie-Climat
Tel : 04 75 36 38 60
courriel : proux(at)parc-monts-ardeche.fr
L’association POLENERGIE est une association de loi 1901. Elle a notamment pour objet :
de sensibiliser et d’informer tout public sur la maîtrise de l’énergie, l’utilisation des énergies renouvelables ainsi que le développement durable,
de promouvoir et de pérenniser la maîtrise de l’énergie, l’utilisation des énergies renouvelables ainsi que le développement durable,
de promouvoir les matériaux et les systèmes constructifs respectueux de l’environnement et de la santé,
de pérenniser l’usage des énergies renouvelables sur le département par leur suivi.
d’aider au montage de dossiers de financement, de projets, de programmes tels que locaux, départementaux, régionaux, européens et de tout autre organisme ou collectivité.
L’association POLENERGIE est partenaire du Conseil Régional Rhône-Alpes, de l’ADEME et du Conseil Général de l’Ardèche. A ce titre elle exerce des missions d’information, de sensibilisation, d’animation et d’accompagnement sur l’utilisation rationnelle de l’énergie, les énergies renouvelables, l’éco-construction et plus généralement le développement durable. Ses missions sont conduites en direction de toutes les catégories de maîtres d’ouvrage et sur l’ensemble du territoire ardéchois.
Siège social :
39 rue Jean Mermoz - 07200 AubenasAntenne Centre :
17 Impasse Marguerite Yourcenar
07800 La Voulte sur RhôneAntenne Nord :
19 Place de l’Eglise
07290 QuintenasTél : 04 75 35 87 34
Email : info@polenergie.org
Site Internet : www.polenergie.org
1. Le SDE 07, 47 ans au service des communes ardéchoises
C’est précisément le 5 mars 1964 que fut créé par arrêté préfectoral le Syndicat Départemental d‘Electricité de l’Ardèche.
Les réseaux à basse et moyenne tension étant la propriété des communes et la distribution de l’électricité étant à l’origine un service public d’essence communale, le SDE 07 est née de la volonté des syndicats intercommunaux d’électrification et des communes de se regrouper pour conjuguer leurs efforts et déléguer leurs compétences en matière d’électricité au syndicat.
Le SDE 07 est à ce jour le seul Etablissement Public de Coopération Intercommunale (EPCI) à regrouper la totalité des 339 communes ardéchoises.
2. Nos compétences : l’Energie au quotidien
2.1 Compétences traditionnelles
Le SDE 07 est un interlocuteur de premier plan pourl’éclairage public,
les extensions de lignes,
les enfouissements de réseaux,
mais aussi les mises en valeur de monuments et sites. Le SDE assure en outre la maîtrise d’ouvrage pour les travaux sur toutes communes rurales, soit environ 300 communes.
2.2 La qualité du service Public de l’électricité
Le contrôle de l’activité du concessionnaire fait partie des missions historiques et essentielles du SDE 07.Les réseaux de distribution d’électricité étant la propriété des collectivités déléguantes, elles sont en droit de disposer de la part de leur entreprise délégataire (EDF) des éléments d’informations pour juger de l’état de leur patrimoine, du niveau de son entretien et de son évolution.
Une mission d’expertise et de contrôle (suivi des travaux d’élagage, coupures d’électricité et chutes de tension notamment) est donc menée dans ce sens chaque année.
2.3 Gaz, MDE, EnR… les nouvelles missions
Depuis quelques années les compétences du SDE 07 se diversifient. Signe de cette évolution, le changement de dénomination intervenu en 2001, qui a fait du Syndicat d’Electricité, le Syndicat d’Energies.Le gaz dans un premier temps, puis les énergies renouvelables, avec plus particulièrement le bois-énergie sont progressivement venus compléter les domaines de compétences du SDE.
Depuis, 2006, l’activité MDE prend de l’ampleur : vaste campagne d’information et de sensibilisation à la MDE auprès des communes et réalisations de diagnostics énergétiques sur le patrimoine communal.
Aujourd’hui, encourager la MDE et le développement des énergies renouvelables (bois et photovoltaïques) fait partie des nouvelles missions du SDE 07.
Le SDE 07 apporte aux communes des conseils en matière de maîtrise des consommations et des dépenses d’énergie.
Le SDE 07 peut également assurer une assistance à maîtrise d’ouvrage pour la mise en place d’équipements communaux tels les réseaux de chaleur au bois (réalisation des chaufferies au bois de Saint André en Vivarais, Saint Michel d’Aurance, Marcols les Eaux, Alissas, Valgorge….).
Enfin, en matière d’éclairage public, afin d’aider les communes à mieux s’éclairer et à réduire leur consommation électrique, le SDE 07 propose aussi des conseils techniques, notamment quant au choix du matériel d’éclairage.
Enfin, a été instituée la Commission Consultative du Service Public Local de l’Energie dont l’objectif est la participation des citoyens par le biais des structures consultatives et associatives à la gestion des services publics de distribution de l’énergie.
Le territoire Valence Drôme Ardèche Centre (VALDAC), à travers sa charte et son Contrat de Développement Rhône Alpes (CDRA), s’inscrit dans un projet de développement durable qui intègre de plus en plus fortement les problématiques liées à l’énergie et au changement climatique.
Le CDRA souhaite impulser et accompagner les démarches et projets intégrant la prise en compte des enjeux liés à l’énergie, aux émissions de gaz à effet de serre, mais aussi plus globalement aux autres enjeux du développement durable (social, économie, environnement, gouvernance..). Sur ce champ, le cœur de son intervention repose sur la sensibilisation et la formation à ces « nouvelles thématiques », en partenariat notamment avec Polenergie. Mais le CDRA accompagne aussi techniquement et financièrement les porteurs de projets qui s’engagent sur des démarches exemplaires, voir innovantes dans ce domaine : structuration de la filière-bois, aménagements urbains durables, études et diagnostics énergétiques/GES, valorisation énergétique des déchets, modes doux…
David BERTRAND, Chargé de mission
Tel : 04 75 60 96 05
Courriel : aes.valdac@orange.frInternet : http://www.valdac.fr
Petite introduction à rédiger..
Le projet de portail « Energie-Ardeche » est issu d’une démarche de concertation entre les acteurs associatifs et institutionnels agissant dans le domaine de l’information, de la sensibilisation et de l’accompagnement de projets relatifs aux énergies renouvelables et à la maitrise de l’énergie.
Il vise à rendre lisible et accessible l’information relative à l’organisation qu’ont adopté les acteurs pour répondre aux besoins du territoire ardéchois en matière d’appui à l’émergence et à la réalisation de projets exemplaires.
Le portail « Energie-Ardeche »doit permettre l’orientation efficace des visiteurs (particuliers, collectivités publiques, entreprises, collectifs privés (copropriétés, syndics, associations..)) dans leur recherches d’information et d’interlocuteurs capables de les appuyer dans leur démarches d’installation ou de création d’installations de production d’énergie renouvelable ou de bâtiments exemplaires.
Le portail joue essentiellement un rôle d’orientation, il ne contient donc pas directement d’information sur les dispositifs existant. Le cas échéant les visiteurs sont orientés vers les sites des acteurs impliqués dans la démarche de concertation à l’origine de ce portail.
Vous pouvez contacter les partenaires en utilisant les coordonnées ci-dessous :
Liste des événements qui figurent dans le mini-calendrier du site. Cet article n’apparaîtra pas sur le site Internet, il sert juste à regrouper les événements.
Guillaume Bacciotti
04 75 08 94 30
territoiredurable@pays-ardeche-verte.frInternet : http://www.pays-ardeche-verte.fr/
Blog climat-énergie : http://climat-ardeche-verte.over-bl...
Le Pays Ardèche verte regroupe les 6 communautés de communes du nord du département (soit 64 communes) autour des agglomérations d’Annonay et de Tournon sur Rhône pour la mise en œuvre d’un projet de territoire durable. A travers son contrat de développement durable Rhône-Alpes, le Pays accompagne et finance des projets de développement local, qu’ils concernent la mobilité, la requalification du bâti ancien, le développement économique et touristique, l’agriculture ou encore la filière bois. Les enjeux climatiques et énergétiques sont largement pris en compte dans l’ensemble de ses actions.
A voir le blog dédié : www.climat-energie-ardeche-verte.fr
Tous les nouveaux projets photovoltaïques devront compter avec les nouvelles conditions tarifaires mises en place début mars 2011. Explications et conséquences pour les projets sur bâtiments agricoles.
Le moratoire instauré depuis début décembre 2010 par le gouvernement sur le développement de la filière photovoltaïque en France vient de prendre fin début mars, avec la parution des nouveaux textes réglementaires. La suspension de l’obligation d’achat de l’électricité solaire est donc levée et de nouvelles demandes de raccordement peuvent enfin être déposées à ERDF. Tous les nouveaux projets photovoltaïques devront pourtant respecter de nouvelles règles en matière de tarifs d’achat, de critères d’intégration au bâti et de composition du dossier de demande de raccordement.
Des bonnes nouvelles ?
D’abord les bonnes nouvelles, car il y en a quand même ! Il faut ainsi signaler un certain assouplissement par rapport à ce qui était prévu initialement, avant le moratoire. C’est le cas en ce qui concerne la suppression de la "condition d’âge" de deux ans pour les bâtiments bénéficiant de la prime d’intégration au bâti (les modules photovoltaïques assurant seuls l’étanchéité de la toiture). Pour l’intégration simplifiée au bâti (voir les définitions ci-contre), le porteur de projet aura le choix sur la nature de la couverture étanche car il n’y a plus de différence de tarifs d’achat liée à ce critère : les modules photovoltaïques eux-mêmes ou bien le système photovoltaïque dans son ensemble (cette dernière option apportant davantage de garanties sur l’étanchéité).
Ce qui ne change pas dans ce nouveau dispositif, c’est la durée du contrat d’achat avec EDF, qui est toujours de 20 ans. Le contrat démarre à compter de la date de mise en service de l’installation, correspondant à son raccordement effectif au réseau public. Le porteur de projet a un délai de 18 mois pour cette mise en service, à compter de la date de demande complète de raccordement.Des tarifs à la baisse...
Pour les nouvelles un peu moins réjouissantes, pour ne pas dire mauvaises, il faut se tourner notamment du côté de la tarification pour l’achat de l’électricité photovoltaïque. Ces nouveaux tarifs accusent en effet une baisse qui varie de 18% à 73% en fonction de la nature du projet (puissance installée et type d’intégration au bâti) par rapport aux tarifs appliqués à l’automne 2010 (voir tableau ci-contre). On passe par exemple de 37 à 30,35 c€/kWh pour les installations photovoltaïques en intégration simplifiée dont la puissance est inférieure ou égale à 36 kWc. Plus surprenant encore, peut-être, ces tarifs de base seront « ajustés », pour ne pas dire revus à la baisse, chaque trimestre à partir du 30 juin 2011 en fonction du volume de projets en cours au niveau national !
Des puissances à privilégier ?
Pour « parler clairement », les projets photovoltaïques sur bâtiments professionnels devraient à l’avenir être concernés principalement par des puissances installées comprises entre 9 kWc et 100 kWc. Pourquoi ça, direz vous ? Pour moins de 9 kWc (entre 65 et 135 m2 environ), même si le projet photovoltaïque pourrait bénéficier d’un tarif de base de 35,2 c€/kWh en intégration au bâti, il serait probablement moins rentable qu’un projet avec une puissance inférieure ou égale à 3 kWc installés sur la toiture d’une habitation principale bénéficiant à la fois d’un tarif d’achat plus élevé (46 c€/kWh) et d’un crédit d’impôt sur l’investissement (22% en 2011). Le tarif d’achat pour les projets photovoltaïques de plus de 100 kWc (entre 700 et 1500 m2 environ) ne sera plus que de 12 c€/kWh, soit une baisse de plus de 67% par rapport à l’ancienne tarification...
Attardons-nous donc sur cette plage de puissances, entre 9 kWc et 100kWc. Pour ces installations, seules les critères d’intégration simplifiée sont à respecter, c’est à dire que le bâtiment n’a pas besoin d’être clos sur toutes les faces latérales, que le système photovoltaïque est parallèle à la toiture et assure la fonction d’étanchéïté (et pas nécessairement les modules photovoltaïques eux-mêmes). Elles peuvent alors bénéficier de deux tarifs d’achat de base en fonction de la puissance exacte de l’installation : 30,35c€/ kWh si inférieure ou égale à 36 kWc et 28,83c€/ kWh si supérieure à 36 kWc.
Pour ce type d’installations (> 9 kWc), le porteur de projet devra désormais fournir dans son dossier de raccordement une attestation qui stipule qu’il dispose de garanties financières (fonds propres ou offre de prêt) pour le financement de ce projet. Terminées donc les demandes de raccordement « pour voir ». Le projet devra être construit de façon rigoureuse avec son installateur et son banquier avant de se lancer.Du cas par cas
Comme à chaque évolution des conditions tarifaires, il faudrait à nouveau étudier la rentabilité économique globale des nouveaux projets photovoltaïques. En tenant compte bien entendu des baisses de tarifs d’achat de l’électricité, mais également de la capacité d’adaptation, certes limitée mais non négligeable, de la filière photovoltaïque et notamment de la tendance réelle à la diminution du coût des équipements spécifiques (ex : modules ou panneaux). Bref, se rappeler que chaque projet est un cas particulier et essayer de ne pas tirer de conclusions hâtives sur le devenir du photovoltaïque, même si parfois les nouvelles ne sont pas très encourageantes…
Question : que deviennent les projets photovoltaïques démarrés avant le moratoire ?
Les contrats d’achat déjà engagés ne sont bien sûr pas remis en question par le nouveau dispositif.
Tous les projets qui avaient obtenu une demande complète de raccordement devraient bénéficier des anciennes conditions tarifaires et ne sont donc pas concernés par le nouveau dispositif mis en œuvre à partir de mars 2011. Pour cela, les installations correspondantes doivent toutefois être mises en service dans un délai de 18 mois à compter leur acceptation de la proposition technique et financière (PTF) de raccordement au réseau public.
En l’absence d’une notification à ERDF, avant le 2 décembre 2010, de leur acceptation de la PTF de raccordement au réseau, les projets photovoltaïques correspondants doivent faire une (nouvelle) demande de raccordement avec les nouvelles conditions tarifaires et les nouvelles pièces complémentaires dans le dossier. De nombreux projets semblent être dans ce cas et il est fortement conseillé de vérifier l’état d’avancement des demandes de raccordement. La faisabilité économique de ces projets est donc à revoir complètement, à l’aune des nouvelles conditions tarifaires, avant de poursuivre leur démarche. De façon générale, il est indispensable de ne pas s’engager définitivement auprès d’un installateur ou d’un constructeur et de ne pas commencer les travaux (ex : terrassement) ou les investissements sans avoir obtenu toutes les garanties nécessaires au préalable, notamment une demande complète de raccordement au réseau et y compris une PTF signée.
En cas de problème sur un projet photovoltaïque lié à un bâtiment agricole, n’hésitez pas à contacter un conseiller indépendant, notamment à la Chambre d’Agriculture ou à l’Espace Info Energie de votre département. Même si cela peut paraître étonnant, aucun organisme n’a semble-t-il connaissance de tous les projets photovoltaïques en cours, ni de toutes les réalisations dans les exploitations... C’est pourquoi, il est important de faire remonter vos besoins le plus rapidement possible.
Définitions :
Tarif d’achat : prix auquel est vendu l’électricité photovoltaïque par le producteur (et acheté par EDF).
Intégration au bâti : concerne les installations qui remplissent les conditions suivantes :
- Le système photovoltaïque est installé sur la toiture d’un bâtiment clos (sur toutes les faces latérales) et couvert, assurant la protection des personnes, des animaux, des biens ou des activités.
- Le système photovoltaïque remplace des éléments du bâtiment qui assurent le clos et couvert, et assure la fonction d’étanchéité. Après installation, le démontage du module photovoltaïque ou du film photovoltaïque ne peut se faire sans nuire à la fonction d’étanchéité assurée par le système photovoltaïque ou rendre le bâtiment impropre à l’usage.
- Pour les systèmes photovoltaïques composés de modules rigides, les modules constituent l’élément principal d’étanchéité du système.
- Pour les systèmes photovoltaïques composés de films souples, l’assemblage est effectué en usine ou sur site. L’assemblage sur site est effectué dans le cadre d’un contrat de travaux unique ; _
Intégration simplifiée au bâti : concerne les installations qui remplissent les conditions suivantes :
- Le système photovoltaïque est installé sur la toiture d’un bâtiment assurant la protection des personnes, des animaux, des biens ou des activités. Il est parallèle au plan de la dite toiture.
- Le système photovoltaïque remplace des éléments du bâtiment qui assurent le clos et couvert, et assure la fonction d’étanchéité.
Système photovoltaïque :
C’est un procédé ou une solution technique de construction, rigide ou souple, composé d’un module ou d’un film photovoltaïque et d’éléments non productifs assurant des fonctions de fixation aux éléments mitoyens, de résistance mécanique ou d’étanchéité. L’ensemble est conçu spécifiquement pour la production d’électricité d’origine photovoltaïque.Source : arrêté du 4 mars 2011 (code NOR : DEVR1106450A)
Sites internet :
Lien sur les nouveaux textes réglementaires (mars 2011) pour les conditions tarifaires photovoltaïques : http://www.photovoltaique.info/Actu.html
Pour connaître le nouveau tarif applicable à votre projet photovoltaïque (pour les nouvelles demandes de raccordement), voici un simulateur électronique bien utile :
http://www.developpement-durable.go...Nicolas BEILLON, animateur projets énergie (Chambre d’Agriculture de l’Ardèche)
Article réalisé avec le soutien du Conseil Général de l’Ardèche et du Cas.DAR.
Le Pays de l’Ardèche Méridionale porte un programme financier (CDDRA) qui résulte d’un contrat passé pour 6 ans entre 176 collectivités locales du sud Ardèche et la Région Rhône-Alpes. Ce programme est au service d’un projet de développement durable qui vise à mettre en œuvre une gestion solidaire, à long terme et maîtrisée de l’espace, à promouvoir une économie et une consommation responsable et à poursuivre le développement d’un territoire du « vivre ensemble ».
Intervenant donc sur de nombreuses thématiques, de l’agriculture à la culture en passant par la formation, la protection des espaces, le commerce, l’usage du foncier... le Pays de l’Ardèche Méridionale attache la plus grande importance dans sa stratégie aux problématiques climatiques et énergétiques. Ainsi, il pourra soutenir directement les projets visant au développement des capacités de productions d’énergies renouvelables (soutien à la création de système collectifs de production d’énergies renouvelables), à la réduction de nos émissions de gaz à effet de serre (amélioration énergétique de l’habitat social), rationalisant nos pratiques de déplacements, ou contribuant à diffuser une information des publics à ces enjeux.
D’autre part, en fonction de votre projet, il peut vous orienter vers un expert ou vous accompagner pour la prise en compte des enjeux énergies-climats liés à votre projet. De plus, le Pays vous propose des cahiers thématiques (construction, événementiels, tourisme, activités économiques, pratiques de gestion interne...) vous offrant des solutions techniques, des recueils d’expériences et un annuaire des personnes ressources pouvant vous accompagner. Surtout, ces cahiers précisent les éventuels attendus incontournables en matière de DD pour que votre projet puisse être soutenu par son programme de financement.
Nicolas Simon, Chargé de mission Développement Durable
04 75 38 08 03
nicolas.simon@pays-ardeche-méridionale.net
L‘équipe et les administrateurs de Polénergie expriment leur solidarité envers le peuple japonais touché par une série de catastrophes sans précédents depuis plusieurs jours. Nous pensons particulièrement aux travailleurs des centrales nucléaires accidentées. Leur abnégation dans ce combat démesuré force le respect.
Le risque d’un rejet considérable de particules radioactives tend à se renforcer au vu de l‘évolution de la situation dans la centrale nucléaire de Fukushima Dai-Ichi. Selon l’autorité de sûreté nucléaire française (ASN), le niveau 6 de gravité sur un maximum de 7 (correspondant à l’accident de Tchernobyl) a d’ores et déjà été atteint.
Rien à l’heure actuelle ne laisse présager de l‘évolution de la situation (stabilisation de la fusion du cœur des réacteurs, maintien d’une étanchéité suffisante des enceintes de confinement).
Pour plus d’informations, se reporter aux sites suivants :
ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire), publication régulière de communiqués de presse
IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire), publication régulière de points de situation
CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité), communiqués de presse réguliers
pour en savoir plus n’hésitez pas à nous contacter : info(at)polenergie(point)org